Paru | 24 Juillet 2008
Genre : Action-Aventure
Éditeur : Sony Computer Entertainment Europe
Développeur : Sony Worldwide Studios
Multijoueurs hors ligne : Information inconnue
Multijoueurs en ligne : Information inconnue
Compatible PlayStation Move : Non
Compatible 3D : Non
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Final Fantasy Versus XIII
Date de sortie inconnue
Grand Theft Auto V
17 Septembre 2013
The Last Guardian
Date de sortie inconnue
Kingdom Hearts III
Date de sortie inconnue
The Last of Us
14 Juin 2013
Avec Siren : Blood Curse, Sony nous propose le troisième volet de sa série d'horreur, qui fait suite à Siren puis Forbidden Siren 2, sortis sur Playstation 2 ; ce dernier épisode place l'intrigue 4 ans après Siren. Cette fois, vous suivrez les investigations d'une équipe de télévision américaine partie au Japon pour réaliser un documentaire sur la légende d'Hanuda, une histoire tragique qui a décimé de façon inexpliquée la population d'un petit village, transformant les habitants en Shibitos, ni morts ni vivants, êtres possédés mais gardant un semblant de conscience, à ne pas confondre donc avec les zombies.


Avide de sueurs froides et de palpitations cardiaques élevées, vous serez comblé avec ce dernier opus de la série Siren. Sony a joué ici sur le succès de Siren pour nous proposer son lot de nouveautés, au niveau des graphismes, du gameplay et de l'ambiance.

Plongé dans le ténébreux village d'Hanuda, au Japon, il vous faudra redoubler de vigilance pour survivre à cette expérience oppressante, le titre n'est pas un Survival Horror pour rien, et il se fait une place parmi les grands malgré le fait qu'il soit méconnu de beaucoup de joueurs.

Pour ceux ayant joué a Siren 1 et/ou 2, vous ne serez pas trop perturbés par le gameplay, voir même surpris de voir qu'il a été amélioré et est désormais un peu plus accessible; pour les autres, les commandes peuvent rebuter au début, votre personnage semblera dur à diriger et la gestion de la vue pas forcément évidente.
Le jeu se découpe en plusieurs "épisodes", chacun vous donnant le contrôle d'un des protagonistes et vous permet d'appréhender l'histoire depuis différents lieux du village, en fonction du personnage incarné.
La caméra, placée au niveau de votre épaule la majeure partie du temps, vous propose un champs de vision tout aussi étroit que les zones que vous serez amené à explorer, renforçant l'ambiance étriquée et la pression constante. Malgré une bonne gestion, il arrivera que celle-ci ne se place pas idéalement pendant certains passages, et c'est d'autant plus embêtant quand on se trouve dans un combat. Il arrivera que sur certaines zones, la caméra se retrouve placée à un endroit défini, vous laissant une vue cadrée du lieu comme c'est le cas par exemple sur l'image ci-dessous.

Au niveau de l'interface, rien n'est affiché à l'écran, vous laissant un champs de vision total ; vous accèderez à votre inventaire via le menu de pause. Ce menu vous donne accès aux objets mais également aux éléments de votre enquête et autres documents vous en apprenant toujours plus sur ce qu'il s'est passé à Hanuda. La croix directionnelle de la manette permet d'utiliser différentes fonctions, comme allumer ou éteindre la lampe, s'équiper d'une arme ou encore d'activer la vision Sight Jacking.
Sachez que dans Siren, la meilleure stratégie n'est pas l'attaque, mais la discrétion. En effet, votre arsenal est limité et assez rudimentaire, même s'il vous arrivera de trouver quelques armes à feu, vous ferez l'aventure en grande partie avec des armes de fortune, un tuyau de canalisation, une pioche ou encore une hache, vous obligeant à n'engager le combat que lorsque vous ne pouvez pas faire autrement. Autre point important, le jeu étant assez sombre, une lampe torche sera équipée à votre ceinture, permettant de voir dans l'obscurité mais vous rendant également visible aux yeux des Shibitos, pensez à la couper quand vous entendez des bruits aux alentours, ou que vous voyez au loin un ennemi.

Votre inventaire vous autorise à ne porter qu'une arme à la fois. A vous de juger la plus pratique en fonction des situations, une arme à feu peut être tentante, mais vous risquez de tomber à cours de munition, alors qu'une pioche peut faire tout aussi mal et ne risque pas de vous lâcher en plein combat ou bien d'attirer toute la racaille des environs avec son bruit !
Les phases de combats sont classiques, on se place, on frappe, on fait mal. Pensez à esquiver et à ne pas trop vous presser lors des combats, on peut se retrouver submergé assez facilement et dans ce cas c'est la mort assurée, les ennemis ne sont pas bêtes, et vous aurez beau vous cacher, ils vous traquerons.
En parlant de traque, le jeu intègre un système de Sight Jacking, mais je suis sûr que vous vous demandez ce qu'est ce nom barbare?
C'est en fait la faculté de projeter la caméra pour afficher une vue des ennemis des environs, ou d'éléments important, sous un angle spécifique défini, vous n'avez pas la liberté d'agir sur la caméra, mais à vous de jouer sur la connaissance du niveau pour repérer où se situe cette vue pour aborder au mieux la zone et éviter les ennuis.

C'est en combinant la discrétion, l'analyse et la réflexion, que vous parviendrez à vous glisser dans l'ombre, pour passer sans alerter les Shibitos ou pour leur asséner un coup fatal. Le jeu comporte également une part de puzzle-game, vous obligeant à vous creuser les méninges afin d'élucider les énigmes disséminées tout au long du scénario, qu'elles soient pour progresser dans le niveau ou vous en apprendre davantage sur le culte qui se déroule en ce lieux glauque et étrange.
Le jeu nous propose aussi des zones inaccessibles quand on y entre pour la première fois, et où il faudra revenir plus tard après avoir trouvé certains objets, pensez à mémoriser les endroits que vous visitez et la position des ennemis.
"Monte le son et ferme les volets, mec !"
Bien qu'il aurait été possible de créer une partie "Ambiance" à ce test, nous allons traiter de ce point dans le gameplay, ce paragraphe n'étant pas très long, c'est mieux ainsi.
Siren est, et a toujours été, depuis le premier épisode, un jeu d'ambiance, où la bande son à un rôle tout aussi important que le visuel. Le côté dark s’intensifie par la non présence de musiques et des bruitages omniprésents, ces derniers ayant pour objectif de vous stresser toujours plus ; gémissements, cliquetis et autres bruits d’environnement comme le vent par exemple, poussent l'expérience de l'horreur à son maximum et vos nerfs à leurs limites.
Prêtez attention à tout, ne négligez rien, un son même minime peut vous avertir de la présence d'un Shibito après le virage face à vous.

Bien que sorti en 2008, Siren : Blood Curse nous gratifie d'un environnement soigné et détaillé, arrivant parfaitement à retranscrire un climat malsain et angoissant à souhait. Bien que les textures peuvent sembler grossières sur certains décors, le côté sombre du jeu nous cache une bonne partie de ce petit défaut et le stress fait qu'on a tendance à se concentrer sur l'ambiance sonore nous prévenant de ce qui nous attend au tournant, plutôt que sur la qualité des briques ou des touffes d'herbe.

Le level design nous plonge au cœur de rues et habitations exigües, mais également de plus larges zones comme des prairies infectées ou des chemins à flanc de montagne, dans le pur esprit de campagne japonaise. L'éclairage à son rôle à jouer dans l'ambiance que procure le jeu, et met grandement en valeur le travail effectué sur le monde qui vous entoure.


| Les plus
Style survival horror très fort Ambiance visuel et sonore Gameplay plus accessible que les précédents opus Une bonne 10aine d'heures de jeu |
Les moins
Caméra parfois capricieuse Textures un peu faible à certains endroits |