Notre test du jeu White Knight Chronicles

WHITE KNIGHT CHRONICLES

Jaquette du jeu White Knight Chronicles

Paru | 26 Février 2010

Genre : Jeu de Rôle
Éditeur : Sony
Développeur : Level-5
Multijoueurs hors ligne : Information inconnue
Multijoueurs en ligne : Oui, de 1 à 4

Compatible PlayStation Move : Non
Compatible 3D : Non

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WET White Knight Chronicles 2
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Miniature du jeu White Knight ChroniclesIl aura fallu plus d’un an à Shirokishi Monogatari: Inishie no Kodō, alias White Knight Chronicles pour traverser les océans depuis sa sortie au Japon en décembre 2008, et s’offrir à nous autres occidentaux dans sa version « International ». C’est désormais chose faite depuis le 2 février 2010 aux Etats-Unis : une version entièrement traduite en Anglais, Français et Espagnol est désormais disponible sur le continent américain, et dans les prochains jours en Europe. UltimatePS3 a sauté sur l’occasion pour vous offrir le test de ce JRPG qui s’est si longtemps fait attendre.

White Knight Chronicles est un RPG développé par Level 5 (Dragon Quest VIII, Rogue Galaxy) et édité par Sony. La PS3 n’étant pas dotée de nombreux RPG (on peut même dire qu’ils se font assez rares), les fans du genre se réjouissaient à l’annonce de ce titre très prometteur. Voyons donc voir ce que donne.

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On enfile les bottes et c’est parti !

Tout d’abord je vais resituer un peu le contexte du jeu. Nous contrôlons un jeune garçon nommé Leonard, tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Chemin faisant, il se retrouve confronté à une horde d’ennemis maléfiques qui finissent par enlever la princesse. Original non ? C’est donc ainsi que commence la quête de notre jeune héros : sauver la princesse ! Heureusement, il aura à ses côtés des compagnons de route, mais également un pouvoir d’une grande puissance : le sceau du Chevalier Blanc ! Grâce à ce dernier, Leonard peut se transformer en Chevalier Blanc, une armure magique forgée par les Anciens, d’une puissance terrifiante.


Fini les présentations, on passe à l’action maintenant

S’agissant d’un RPG, vous devez vous attendre à un système de combat au tour par tour plutôt classique. Et bien non, le système utilisé par White Knight Chronicles est assez « libre » voire dynamique. Vous contrôlez un personnage de votre choix sur une équipe de trois, et vous avez une liberté de mouvement totale. Un petit cercle se dessine à côté de vous, il s’agit de votre « timer d’attaque ». Lorsque celui-ci est plein, vous pouvez envoyer une attaque, magie, soin, ou autre. C’est un peu un mélange du système de Rogue Galaxy (pour les initiés) et du système classique.
D’ailleurs en parlant de Rogue Galaxy, on sent vraiment que Level 5 a adoré la direction prise par ce titre, car on y retrouve beaucoup d’éléments dans White Knight Chronicles : les personnages qui se suivent sur tous les niveaux, toujours par équipe de 3, des monstres gigantesques… Pour ce qui est des compétences, vous devrez répartir vos points acquis au combat dans 8 catégories différentes : épée, épée longue, magie de soutien, magie offensive, arcs, haches, lances et baton. Chacune de ces spécialités a ses propres attaques, même si on retrouve plus ou moins des équivalences d'un style à l'autre.

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Gigantesques ? vous avez dit gigantesques ?

Oui j’ai bien dit des monstres gigantesques, parce que dans White Knight Chronicles vous rencontrerez très souvent des Trolls, des golems, des géants et d’autres créatures originales. Il faut savoir que ces monstres-là sont tellement grands que les personnages ne leur arrivent qu’aux genoux, et il faut donc se contenter de taper ceux-ci jusqu’à ce que l’ennemi se baisse afin d’ajuster des coups plus violents au torse ou à la tête. C’est l’un des petits aspects stratégiques du jeu, il faut savoir cibler les points faibles de ses ennemis. Ensuite, lorsque vous êtes en difficulté, y’a la manière forte : la transformation en Chevalier !
On sent également que Level 5 est assez inspiré par l’univers de Star Wars. Du moins on y retrouve certaines similitudes sur quelques monstres, paysages et personnages. Mais attention, ici pas de rayon laser, le jeu reste tout de même dans un univers Heroic Fantasy pur, pour notre plus grand bonheur.

Concernant les décors, c’est plus ou moins varié : plaines, grottes, montagnes, déserts, souterrains, ruines… Il y en a pour à peu près tous les goûts. Tout ce que je peux vous dire, c’est que graphiquement c’est très joli, il y a pas mal de petits détails très appréciables surtout pour un RPG, telles que les feuilles des arbres qui bougent au souffle du vent. Les cartes et donjons sont assez vastes, et on retrouve souvent des petits labyrinthes dont il faut se sortir. Les puzzles ne sont pas bien compliqués, il faut en général débloquer un mécanisme pour pouvoir avancer, et on est fréquemment amenés à faire marche arrière.
Les ennemis sont quant à eux éparpillés un peu partout sur les maps. Vous ne vous ferez donc pas attaquer inopinément, c’est même assez souvent vous qui engagerez le combat avec les monstres qui vous barreront la route. Pas de temps mort ni de transition donc entre les phases d’exploration et de combat, et ça c’est quelque chose de très positif.


Le charme médiéval en plus

Graphiquement, le jeu est une réussite. Même si ce ne sont pas des graphismes de très haute volée, l’ensemble est très joli et l’ambiance médiévale/fantastique est très bien rendue. Les cinématiques quant à elles sont absolument époustouflantes. Level 5 a également conservé son souci du détail, car chaque équipement que vous porterez changera le look de vos personnages. Seul regret, les cut-scenes en temps réel ont de sérieux problèmes de synchronisation des lèvres. Parfois ces dernières ne bougent même pas ! Et je ne parle pas des problèmes de sous-titrage. Durant tout le jeu, les sous-titres sont affublés de retours chariot, rendant la lecture pénible durant les premières heures. Comment un tel bug a-t-il pu se glisser dans le jeu ? C’est assez incompréhensible, et assez dommage car en dehors du cliché « sauver la princesse » le scénario du jeu est vraiment très bon, et il se voit quelque peu atténué par ces petits problèmes. Le bestiaire n'est également pas des plus fournis, on retrouve assez souvent les mêmes monstres.
Côté bande son en revanche, rien à redire. Les musiques sont excellentes et toujours bien placées, surtout le thème principal du jeu qui vous trottera encore longtemps dans la tête lorsque vous aurez vu le générique de début. Les bruitages sont très à propos, et vous remarquerez le changement des bruitages en fonction de l’armure que vous portez.

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Quand l’Online vous rallonge le temps de jeu

En parlant de temps, sachez qu’il vous faudra entre 20 et 30 heures pour terminer le jeu, avec la possibilité de faire un New Game+. Personnellement il m’aura fallu 23 heures, mais c’est sans compter sur le mode online, appelé GeoNet. Au début du jeu, on vous demande de créer un avatar. Cet avatar suivra Leonard tout au long du jeu, faisant partie intégrante de l’équipe. C’est ce même personnage que vous incarnerez dans la cinquantaine de quêtes disponibles. Oui, pas moins de cinquante quêtes plus ou moins longues et ardues vous attendent vous et vos compagnons, puisque vous pourrez les compléter avec 3 autres amis, ou même de parfaits inconnus. Ces quêtes sont toutes limitées dans le temps (il semblerait que ce soit 1 heure par quête), durant lequel il vous faudra remplir votre objectif.

Pour cela, vous pouvez construire votre propre ville de départ, avec vos propres boutiques, NPCs, etc. C’est dans cette ville que vous pourrez donc réunir votre équipe pour lancer des quêtes multijoueurs. Vous aurez donc besoin de récolter des matériaux, réunir des fonds, et débloquer de nouveaux batiments et autres éléments au cours de vos quêtes. On bascule alors dans une sorte de mini-MMORPG, la notion de monde persistant en moins. La possibilité de parler de vive voix avec vos compagnons est un plus non négligeable qui vous permettra de passer d'agréables soirées entre amis.

Ce mode Online est loin d'être anodin puisqu'il vous permet de récolter de nombreux objets uniques, de voir des recoins qui étaient jusqu'à présent fermés, etc. Il vous faudra quelques centaines d'heures avant d'en avoir totalement fait le tour, et c'est là que la durée de vie du mode solo est rattrapée. Aussi faut-il avoir des compagnons de route réguliers pour en tirer un maximum de plaisir, et lorsque c'est le cas, ce mode devient très vite assez addictif.

Concluons !

J’aurais tellement aimé vous en dire plus sur le scénario, mais par peur de vous spoiler je n’en dirai pas plus. White Knight Chronicles est un RPG de qualité, mais assez court en solo, bien qu'il rattrape parfaitement le coup avec son mode online. Il possède également quelques petits défauts qui viennent ternir la note finale. Quoiqu’il en soit, le scénario est assez bien ficelé pour vous tenir en haleine tout le long du jeu, vous incitant ainsi à connaitre la suite. D’ailleurs, la suite du jeu est déjà en préparation, et si vous finissez le jeu, vous comprendrez pourquoi et serez impatient de voir White Knight Chronicles 2.

     
     
http://www.ultimateps3.fr/images/test/14.png Je voudrais tant mettre un 15/20 à ce jeu qui m’a procuré beaucoup de bonnes sensations, mais sa courte durée de vie solo pour un RPG ainsi que quelques autres petits défauts mentionnés me poussent à lui mettre un bon 14/20. Si vous êtes fans de JRPG, vous pouvez le prendre sans hésitation. Autrement, ce jeu ne sera peut-être pas pour vous.




Points positifs

L'ambiance Heroic Fantasy est au rendez-vous
Un scénario aux multiples rebondissements
Les transformations en Chevalier, on ne s'en lasse pas
Un mode online plus qu'intéressant et vite addictif


Points négatifs

Les sous-titres mal organisés
Le problème de synchronisation des lèvres
Un bestiaire assez peu fourni
Une durée de vie solo un poil trop courte pour un RPG