Paru | 04 Avril 2012
Genre : Action
Éditeur : Ubisoft
Développeur : Ubisoft Shanghai
Multijoueurs hors ligne : Information inconnue
Multijoueurs en ligne : Information inconnue
Compatible PlayStation Move : Non
Compatible 3D : Non
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Ubisoft frappe fort, une fois de plus, avec un nouveau jeu diffusé sur le Playstation Network, à petit prix. Après Outland, et plus récemment From Dust, le sutdio revient avec I Am Alive, jeu de survie dans un univers post-apocalyptique, où il nous sera demandé de nous frayer un chemin au travers des ruines d'une ville dévastée.
I Am, Alive ...
Cela fait maintenant un an que le Choc a eu lieu sur Chicago, et je suis toujours en vie. Mais à quoi bon continuer de vivre dans un monde dévasté, démuni de loi et de tout sens moral, où la nourriture et l'eau sont si rares qu'elles peuvent conduire au meurtre ? Ma femme et ma fille sont encore en vie, quelque part, c'est une raison bien assez suffisante pour moi.

C'est donc de cette façon que nous est conté le pitch post-apocalyptique de ce nouveau survival, car oui, le maître-mot de ce jeu c'est bien la survie en territoire hostile. On pourrait même le classer dans la catégorie survival-aventure, ici, nous n'aurons pas peur, même si le stress sera bel et bien présent tout au long du jeu, il nous faudra également de la patience et de la détermination pour affronter cette ville dont le tracé n'obéit plus à aucune logique. Escalade et exploration sont le quotidien d'Adam, notre protagoniste, et il n'hésite pas à prendre des risques au péril de sa vie pour retrouver sa famille.
I Am, Monochrome ? ..
La première chose qui frappe quand on lance le jeu, c'est l'aspect des couleurs, elles ne sont pas très diversifiées et donnent une impression d'écrasement au joueur, renforçant cette ambiance apocalyptique. Nous apprenons très rapidement que la catastrophe a recouvert la ville d'une couche de poussière, rendant l'air difficilement respirable et causant cette teinte monochrome puis sépia à l'écran.

Il est toutefois possible d'apercevoir le bleu du ciel, ou la couleur de vieux éléments d’architecture par endroit, mais pour en apprécier la rareté, il nous faudra nous hisser au dessus de la couche poussiéreuse, en escaladant. Même si vous n'êtes pas de ceux qui se plaisent à rester allongé dans l'herbe à admirer le ciel, et qu'un monde sépia vous conviens parfaitement, sachez que cela peut être fatal, il n'est pas recommandé de s'attarder trop longtemps dans la zone poussiéreuse, notre énergie en dépend, et donc notre vie.
Une autre chose que nous remarquons assez rapidement, c'est que cette fameuse poussière nous cause pas mal de problèmes de visibilité, nous empêchant d'observer au loin et donc, de repérer à l'avance le chemin à emprunter. Une fois encore, prendre de l'altitude et passer au dessus de cette purée de pois peut nous permettre de mieux appréhender notre environnement.

Là où ce point positif et intéressant du gameplay se transforme en point négatif, c'est au moment où nous commençons à explorer des intérieurs, où la visibilité est la même qu'en extérieur. Pas d'inquiétude tout de même sur ce point, car ce désagrément n'est pas présent dans tout les environnements intérieurs, mais il nous faudra nous y faire, entre la poussière, la pénombre voire l'obscurité totale, se repérer est parfois un vrai défi. Il est d'ailleurs préférable de faire attention aux éléments spécifiques du décor pour pouvoir s'y retrouver, certaines zones seront des points régulièrement empruntés au cours de l'aventure.
Il est par contre regrettable que le travail effectué au niveau graphismes soit aussi décevant au premier abord. I Am Alive est un jeu qui fait parler depuis longtemps, et la communication à propos du jeu était en partie basée sur un environnement époustouflant graphiquement, malheureusement, ce point pêche un peu. Des textures grossières, des éléments de décors redondants et un champs de vision parfois beaucoup trop limité peuvent en rebuter certains, mais ne vous inquiétez pas, il ne faut pas beaucoup de temps pour s'adapter et découvrir qu'en fait, ce jeu ne se limite pas à un aspect graphique.
I Am, à bout de soufle ...
Nous parlions de survival au début de ce test ; bien que ce mot soit souvent apparenté à l'horreur, ici ce n'est pas le cas, point de zombie qui nous surprendra au détour d'un couloir sombre, d'alien qui nous court après pour nous sucer la cervelle ou tout autre choses de ce genre. Le survival est très basique dans I Am Alive, et se limite au rationnement d'objets tels que les denrées comestibles qui permettent de restaurer notre endurance ou santé, ainsi que la gestion des munitions, très rares et donc, à utiliser avec modération. La ville étant pratiquement totalement détruite, il nous faudra l'explorer pour y trouver de quoi survivre, sans cette exploration nous n'irons pas bien loin, et succomberons à la fatigue rapidement.

Le jeu repose sur un système de deux jauges placées en haut de l'écran, une blanche pour représenter l'endurance de notre personnage, et une rouge pour sa vie. Si l'endurance venait à atteindre son point zéro, sa capacité maximale viendrait à chuter, jusqu'à entrainer la mort. Une jauge d'endurance amputée de sa capacité maximale ne se restaure alors qu'en consommant certains objets qui permettent de la faire remonter partiellement, ou à son maximum en fonction de leur rareté. Il faut donc utiliser cette jauge correctement, essayer de trouver un point de repos avant qu'elle n'atteigne son seuil critique afin de la restaurer. Il est bien sûr possible de consommer un objet sans être en zone de repos, cela permet d'atteindre certaines zones difficiles d'accès plus rapidement. Courir, grimper, sauter, toutes ces actions ont pour effet de nous fatiguer, il est préférable de s'assurer que notre endurance puisse encaisser l'action que nous sommes sur le point d'effectuer, avant de se lancer.
Nous noterons d'ailleurs un autre petit point négatif qui survient lors des sessions d'escalade. Il arrive assez souvent que notre personnage négocie assez difficilement les embranchements, à savoir par exemple, que lors de l'escalade d'un tuyau, si nous souhaitons ensuite poursuivre l'ascension vers la corniche qui se trouve à droite, la direction n'est pas toujours prise en compte comme il faut, on se retrouve donc parfois à continuer l'escalade du tuyau, avant de redescendre, puis de partir dans la bonne direction. Cela a évidemment un impact direct sur la consommation de notre endurance et il est possible d'en manquer avant d'arriver à notre destination. Après plusieurs test, je n'ai malheureusement pas trouvé de solution infaillible pour palier à ce problème, même si, une fois encore, on s'en accommode sans perdre en qualité de jeu.
La jauge de vie quant à elle se consume lorsque nous subissons des dégats, que ça soit suite à une chute ou par l'attaque d'un ennemi. Tout comme pour la fatigue, il faudra consommer certains objets pour la restaurer car, cette dernière, ne se régénère pas toute seule, même en zone de repos.
I Am, pacifique.
Nous avons vu le premier point fondamental du jeu, l'exploration, attardons nous maintenant sur le second, celui des rencontres avec les autres survivants de la catastrophe. Car, nous sommes en vie, mais pas tout seul.
Certains rescapés, les moins à même de surmonter la situation, nous demanderons de l'aide afin de poursuivre encore quelques temps leur survie, ainsi, parmi les objets que nous trouverons lors de notre voyage, certains peuvent être utiles à ces survivants. Il est donc bon de faire attention aux vivres que nous consommons, à défaut de ne pouvoir sauver certaine personnes. Une petite astuce, si je puis me permettre, consiste à toujours garder un doublon des objets, de cette façon, nous limitons les risques de tomber sur quelqu'un que nous ne pourrons contenter.
Le sauvetage de ces survivants n'est pas obligatoire, mais est très utile, il permet en effet de gagner ce qu'on appel une tentative, et ainsi, en cas de mort, de reprendre notre progression au dernier point de passage. Si nous n'avons plus de tentative, il faudra alors reprendre le jeu à la dernière sauvegarde. Au début du jeu, nous avons d'ailleurs le choix de le commencer dans deux différents modes de difficulté, normal ou survie, le premier propose d'office trois tentatives, alors que le second n'en offre aucune, il faudra les trouver en explorant l'environnement ou en sauvant les gens.

Vient ensuite la deuxième catégorie de rescapés de l'apocalypse, ceux qui sont déterminés à survivre, quel qu’en soit le prix, même s'il faut s'adonner au meurtre pour obtenir la moindre ration de nourriture ou d'eau. Ces personnes sont à redouter, et il est déconseillé de s'en approcher tête baissée ou de les provoquer inutilement. Dans la mesure du possible, les éviter, dans le cas contraire, l'analyse de la situation, de leur nombre, et des armes dont ils disposent est primordiale si nous voulons surmonter cette épreuve de force.
Comme nous l'avons vu à propos des objets, les munitions sont très rares, il est préférable, dans la mesure du possible, d'essayer d'en découdre sans les utiliser. Nous avons donc plusieurs options lorsque nous rencontrons des personnes hostiles ; même si la fuite peut être une option, ce n'est pas de cette façon que nous pourrons progresser, nous pouvons donc jouer au bluff la plupart du temps, cela fait toujours peur d'avoir un canon pointé sur soi, surtout quand on ignore si l'arme en question est chargée ou non. Bien que certains gaillards sans peur vous titillerons verbalement en affirmant que votre arme n'est pas chargée, ne succombez pas à la provocation, analysez la meilleure option et limitez l'utilisation de vos munitions, même s'il arrivera fréquemment que votre arme soit réellement vide.
Le jeu ayant une difficulté croissante, il en va de même pour les combats ; nous avons donc la possibilité au début d'éviter les altercations, mais rapidement il nous faudra jouer de la machette ou de l'arme à feu pour sortir vivant des embuscades. Sachez toutefois que provoquer d'entrée de jeu votre adversaire n'est pas du tout une bonne idée, surtout quand la majeure partie du temps on peut se débarrasser d'un malfrat sans même tirer un coup de feu. Vous découvrirez au fur et à mesure les différents caractères de ces ennemis, les armes qu'ils peuvent utiliser, et la façon dont vous pouvez en découdre, mais nous n'entrerons pas trop dans les détails, c'est un élément qu'on se doit de découvrir en jouant.
I Am ...
... pleinement satisfait de ce nouveau titre proposé par Ubisoft, tant attendu et tant mystérieux. Une fois plongé dans cet univers, on se prend rapidement à oublier le temps qui passe pour vivre une aventure unique.
Que ce soit par son ambiance, sa bande son neutre et très bien adaptée aux situations rencontrées, par son mélange de style survival action aventure, ou par son histoire, I Am Alive arrive parfaitement à tenir le joueur cloué à son canapé et à lui faire passer un très bon moment. Sachez qu'il faut compter environs 5 à 6h pour boucler le titre, et qu'il ne coûte que 15€ sur le Playstation Store, autant dire qu'après y avoir goûté, on ne le regrette pas.
