Notre test du jeu Hell Yeah! Wrath of the Dead Rabbit (PSN)

HELL YEAH! WRATH OF THE DEAD RABBIT (PSN)

Jaquette du jeu Hell Yeah! Wrath of the Dead Rabbit (PSN)

Paru | 03 Octobre 2012

Genre : Plate-forme
Éditeur : Sega
Développeur : Arkedo
Multijoueurs hors ligne : Information inconnue
Multijoueurs en ligne : Information inconnue

Compatible PlayStation Move : Non
Compatible 3D : Non

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Miniature du jeu Hell Yeah! Wrath of the Dead Rabbit (PSN)Jusque là installé sur des titres Nintendo DS ainsi qu'Arkedo Series, une série de jeux de plateforme pas bien transcendants, le studio parisien Arkedo nous livre en ce début de mois d'octobre son dernier jeu à la sauce lapin particulièrement déjanté sur le PlayStation Network. Le prix de ce dernier ne dépasse pas les treize euros et, mieux encore, il a été offert aux abonnés PlayStation Plus dès sa sortie, que demande le peuple ? Cela dit, est-ce que Hell Yeah! Wrath of the Dead Rabbit et son univers unique vaut le détour pour autant ? C'est-ce que nous allons découvrir !

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Welcome to Hell

Hell Yeah! The Wrath of the Dead Rabbit prend place dans les Enfers, mais pas les nôtres, loin de là. Vous y incarnez Ash, prince des Enfers, qui malgré sa réputation de bourreau aime bien de temps en temps prendre un bain avec son petit canard jaune en plastique. Et c'est d'ailleurs durant l'une de ces soirées tranquilles dans son bain qu'un drame incommensurable se produisit. Un saligot de paparazzi parvient donc à entrevoir le prince des Enfers dans sa baignoire par la fenêtre et à l'insu d'Ash, pris des photos nues de celui-ci pour les envoyer illico presto sur le Hellternet !

Avant qu'Ash s'en rende compte, 100 personnes ont pu voir les photos volées du prince. Ainsi donc commence la fureur du lapin mort qui va alors se promettre d'exterminer la centaine de lecteurs ayant eu accès aux clichés dénudés du prince de l'Enfer par vengeance mais aussi par pur plaisir sadique. Autant vous dire que le jeu commence fort et même très fort avec cette introduction qui ne fait pas dans la dentelle et qui place bien le ton du reste de l'aventure qui est bourrée d'une quantité folle d'humour réussi et notamment dans les dialogues, qui sont toujours un succès, avec votre sbire Nestor ainsi qu'avec vos ennemis, dont certains sont plutôt pacifiques envers vous (mais ils finiront tout de même tous à la trappe).

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Les décors sont très colorés et profitent d'un souci du détail remarquable


Heaven No!

Hell Yeah! est divisé en deux parties majeures qui s'entremêlent dans la dizaine de niveaux qu'il regroupe. Niveaux, qui fonctionnent tous dans le même sens. C'est à dire que vous aurez un petit nombre de boss à exterminer afin d'ouvrir un passage, jusqu'ici bloqué, vous permettant d'accéder à une autre partie de ce même niveau, etc, etc. La première, se voulant un peu plus rentre-dans-le-tas, est sans doute la plus fun à jouer puisque vous aurez le droit de vous balader avec vos armes, assez classiques, paradoxalement au titre, pour la plupart (revolver, mitraillette, fusil à pompe, etc) qui n'auront pas besoin de munitions, il suffira d'attendre quelques secondes pour que vos balles reviennent grâce à une jauge de rechargement, même si d'autres armes plus puissantes se verront limitées à un nombre de balles spécifiques. Néanmoins, vous aurez également à votre disposition votre jetpack/foreuse qui vous sera d'une grande utilité, croyez moi ! La gâchette R2 vous permettra de vous en servir en tant que foreuse pour détruire les ennemis se rapprochant un petit peu trop de vous ou encore des rochers récalcitrants vous bloquant le passage vers un fabuleux trésor tandis que lorsque vous enfoncerez la touche X, vous activerez votre jetpack afin d'atteindre des endroits plus difficilement accessible.

La deuxième partie du titre est nettement plus axée sur la plateforme puisque vous n'aurez le droit d'emporter aucune de vos armes et que votre jetpack/foreuse vous sera emprunté par Nestor, votre larbin de service, afin de l'améliorer lors de vos pérégrinations à pied. Nu comme un ver, Ash devra alors se contenter de son double-saut ainsi que la capacité de sauter de mur en mur pour tuer les boss. Ici, pas de corps-à-corps, Ash devra alors le plus souvent se servir de ce qui l'entoure et utiliser ainsi ses méninges (ou pas) pour arriver à ses fins ou encore plus subtilement, utiliser des tourelles pour défoncer les monstres lui barrant la route.

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La personnalisation de votre tenue accentue l'esprit psychédélique de Hell Yeah!


Terrier fluorescent

Malgré l'inertie d'Ash lors de ses sauts dans ces niveaux exclusivement pour piétons, qui est tout de même à revoir, on passera rapidement au-dessus de ce souci grâce à la direction artistique unique en son genre, aux décors 2D du titre bourré de couleurs ainsi que des arrière-plans très détaillés et même si, à première vue, le jeu peut sembler illisible, vu la tonne de choses à la seconde qu'on peut distinguer, il n'en est rien. Hell Yeah! est très joli à regarder et on ne peut pas lui retirer ce point si bien gagné. On passera d'ailleurs son temps à scruter les décors afin de trouver des passages secrets cachant la plupart du temps un bon paquet d'argent. Vous pourrez d'ailleurs le dépenser dans un des magasins de chaque niveau, afin d'acheter une nouvelle arme ou d'en améliorer une ancienne, mais aussi et surtout pour les éléments de personnalisation, pour la tenue d'Ash et de son jetpack/foreuse, plus fous les uns que les autres.

La centaine de monstres à abattre, dont chacun à droit à sa petite histoire personnelle dans un index des monstres plutôt sympa, sera à chaque fois l'occasion d'utiliser un finish move bien barré et unique au titre qui se déclenchera lorsque ceux-ci n'auront presque plus de vie. Sous la forme d'un mini-jeu façon Wario Ware accompagné d'une sympathique musique d'ascenseur en fond, ces "fatality" sont bourrées d'humour en plus d'être originales et vous décrocheront souvent un sourire, si ce n'est un rire, de votre bouille. Alors qu'un des finish move vous demandera de bander un arc le plus rapidement possible en spammant la touche X, un autre vous permettra de répondre à une question à l'aide de quatre réponses plus farfelues les une que les autres à l'instar d'un "Qui veut gagner des millions ?" et le prochain sera représenté par un QTE qui, une fois réussi, fera apparaître un tyrannosaure ne se gênant pas pour dévorer le boss en question. Ces fatality sont très représentatives de l'ambiance du jeu et de la façon dont les développeurs ont voulu orienter leur jeu vers l'humour, certes stupide, mais réussi en l’occurrence.

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Les options de votre complexe d’esclavage sont malheureusement trop limitées


"Allez viens, regarde tout ce qu'on peut faire !"

Arkedo ne s'est pas non plus arrêté sur ces dix niveaux puisqu'ils ont aussi créé ce qu'on appelle dans le jeu "l'Île", dans laquelle tous les boss que vous aurez battus seront alors réduit en esclavage afin de travailler pour vous. Vous pourrez choisir leur place dans l'Île, que ce soit dans la mine, dans le labo, dans le port ou dans le manoir, les monstres vous rapporteront de l'argent, de la vie ou encore des surprises pour votre épopée dans les Enfers avec Ash, suivant le nombre de travailleurs que vous aurez attribué à chaque poste. Le concept est certes accrocheur mais manque de profondeur et se révèle finalement plutôt creux. Néanmoins, cet ajout à la campagne a le mérite d'être présent même si on aurait espéré qu'il ait une plus grande place.

Hell Yeah! est également rythmé d'une bande-son au top majoritairement rock s'adaptant à chaque niveau pour entrer en adéquation avec les environnements proposés, et c'est pas plus mal. Malgré certaines musiques un peu longuettes et répétitives, on ne peut qu'affirmer que celles-ci collent bien avec l'univers déjanté dont le titre dispose.

     
     
http://www.ultimateps3.fr/images/test/15.png Guetté du coin de l’œil, Hell Yeah! Wrath of the Dead Rabbit se révèle être une bonne pioche grâce à son univers décalé et humoristique à souhait, sa bande-son qui marche du feu de Dieu et sa direction artistique unique en son genre. Cependant, la maniabilité de notre petit lapin n'est pas réellement à la hauteur de nos espérances lors des phases de plateformes malgré de bonnes sensations lors de celles d'action, le concept original de l'Île aurait gagné à être plus travaillé ainsi qu'une légère redondance se fait sentir en approchant des derniers niveaux du jeu. L'ensemble est tout de même relativement satisfaisant et fait de ce Hell Yeah! un trip original d'humour déjanté, à consommer avec modération.


Points positifs
• Un univers déjanté et drôle
• Une direction artistique unique
• Une bande-son variée et efficace
• Des finish move bien barrés et originaux
• De l'action maîtrisée et jouissive

Points négatifs
• Une jouabilité gênante
• "L'Île" manquant de profondeur
• Légère répétitivité s'installant au fil des niveaux

Benjamin M.