Paru | 09 Septembre 2011
Genre : FPS
Éditeur : Deep Silver
Développeur : Techland
Multijoueurs hors ligne : Information inconnue
Multijoueurs en ligne : Oui, de 1 à 4
Compatible PlayStation Move : Non
Compatible 3D : Non
Acheter le jeu Dead Island au meilleur prix
19 membres possèdent ce jeuVoir la liste
13 membres souhaitent avoir ce jeuVoir la liste
Final Fantasy Versus XIII
Date de sortie inconnue
Grand Theft Auto V
17 Septembre 2013
The Last Guardian
Date de sortie inconnue
Kingdom Hearts III
Date de sortie inconnue
The Last of Us
14 Juin 2013
Connu du grand public pour son trailer qui avait fait le buzz, Dead Island est enfin disponible sur nos consoles. Le jeu à la première personne de Techland a souvent été présenté comme étant un mélange de Dead Rising, Borderlands, Left 4 Dead le tout teinté d’open world et de sable chaud. Techland a-t-il réussi à rendre une copie aussi intéressante que le buzz qu’il a suscité ?
« Sur une plage abandonnée… »
Bienvenue sur l’île de Banoi pour des vacances inoubliables. Après une soirée bien arrosée, le monde tel que vous l’avez connu n’existe plus. La plupart des vacanciers semblent avoir subitement changé leur régime alimentaire pour passer au cannibalisme et leur teint n’est pas des plus affriolants malgré le soleil ambiant. Cette invasion de zombies vous obligera à vous balader le long des plages, dans le centre-ville ou encore en pleine jungle afin d’en apprendre un peu plus sur cette épidémie, mais surtout afin de trouver un moyen de quitter cette île infernale.
L’une des vraies faiblesses du titre est bien son scénario peu présent, les quelques scènes cinématiques sont mal mises en scène et perdant tout l’effet dramatique qui faisait le charme du trailer. On a plus affaire ici à l’histoire d’un lieu cédant aux chaos qu’à l’histoire d’une personne en particulier.
« Les pieds je les mets où je veux Little John, et c’est souvent dans la gueule »
Au début de votre partie, vous devrez choisir votre personnage parmi 4 loustics qui ont chacun leur spécialité. À la manière d’un Borderlands, vous devrez compléter les quêtes et éliminer les ennemis afin de gagner en expérience et devenir plus fort pour débloquer de nouvelles capacités dans l’arbre de compétences. Et point de vue quêtes, vous aurez de quoi faire, tant vous découvrirez des PNJ qui auront besoin de votre aide afin de survivre.
Les quêtes seront aussi l’occasion de collecter des mods. À savoir des plans vous permettant de customiser vos armes en combinant différents objets que vous aurez préalablement ramassés dans le décor, allant du ruban adhésif à la bouteille de champagne en passant par la batterie et le laurier-rose. À vous les joies d’avoir une batte de baseball renforcée avec des clous ou un katana pouvant provoquer des décharges électriques. On est bien loin de l’esprit décalé d’un Dead Rising, mais le principe de base est bien là, ainsi que les membres qui s’arrachent et les têtes décapitées. On remarquera aussi que des armes à feu sont présentes, mais n’apparaissent que vers le milieu du jeu, leur rareté fera qu’on aura tendance à les garder pour les ennemis humains utilisant le même arsenal.
Et dans Dead Island, il faut en prendre soin de ses armes. En effet, chaque coup infligé à vos ennemis endommage votre arme qu’il faudra réparer en échange de quelques dollars. Ces mêmes dollars qui vous permettront d’améliorer les caractéristiques de vos armes, de revenir à la vie en cas de mort ou d’acheter du matériel. La revente d’objets et la collecte d’argent que ce soit dans le décor ou sur les ennemis deviennent donc un enjeu crucial à votre progression. Et sachez qu’avec des armes émoussées vous aurez tout à gagner à fuir vos ennemis. Vous ne manquerez jamais d’objets, ou d’argent puisque tous les éléments réapparaissent au bout d’un certain temps. Ce qui est aussi valable pour nos amis les zombies.
Il faudra aussi faire bien attention à votre endurance, afin de ne pas se retrouver impuissant face à des zombies. En effet, chaque coup que vous donnez consume un peu de votre endurance, ainsi que le fait de courir ou sauter. Cependant, il suffira d’attendre quelques secondes afin que celle-ci se régénère. Le tout oblige le joueur à gérer ses actions avec intelligence et à ne pas taper à tout va, ce qui n’est pas sans donner un certain avantage à vos ennemis.
Parlons en des ennemis, constitués de vacanciers peu nombreux au début du jeu, vous ferez la rencontre d'autochtones bien plus rapides et nerveux ainsi que bien d’autres spécimens spéciaux dignes de ceux de Left 4 Dead. Entre le « kamikaze » explosif, le « noyé » qui aura tendance à vous vomir dessus et tous les autres, vous aurez tout à loisir de changer vos techniques d’approche et votre armement. Et ne vous méprenez pas, les 5 zombies de base qui tournent autour de vous seront bien suffisants pour vous faire passer à trépas étant donné qu’ils ont comme vous un niveau et qu’il est lié au vôtre. Le danger est donc permanent et vous obligera à souvent mettre à jour vos armes. L’esquive et le coup de pied afin de repousser, voire de faire tomber un zombie seront vos meilleurs atouts afin de gagner quelques secondes salvatrices.
« Les zombies, c'est mieux à 2 ... alors imaginez à 4 »
En multijoueurs, vous ne pourrez rejoindre que les parties étant au même chapitre que vous où bien à un chapitre inférieur. Un bon moyen de ne pas se faire spoiler le scénario, mais qui risque vous couper de beaucoup de joueurs potentiels. La présence d’autres joueurs vient vraiment relancer l’intérêt du jeu et diminuera un peu la répétitivité inhérente au genre. Chaque personnage possède des capacités différentes des vôtres, peut venir vous sauver en cas de mort où encore vous échanger des objets. À cela vient se rajouter la possibilité de se séparer afin de réaliser des missions secondaires en parallèle ce qui peut être bien pratique afin de gagner rapidement de l’expérience.
Et vous aurez tout le loisir d’explorer à votre envie l’île tant son étendue est vaste et variée. L’aventure déjà longue en solo s’en trouvera rallongée avec la possibilité de jouer en coopération jusqu’à 4 joueurs et la possibilité de faire progresser votre personnage jusqu’au niveau 50. Il vous faudra une bonne vingtaine d’heures pour arriver au bout de cette épopée zombiesque.
« Who do you voodoo bitch ! »
Techland a décidé de jouer la carte du dépérissement à 100 % et misant le tout sur une ambiance film de série B. Et cette inspiration, Dead Island la revendique bien que ses personnages jouables manquent cruellement de charisme, on retrouve avec plaisir des noms de de PNJ caricaturaux qui s’inspirent des films d’horreur et comics ou encore les titres des missions qui y font penser aussi. Le bestiaire quant à lui est varié et travaillé offrant des mélanges entre toutes ces inspirations.
Cependant, une partie de ce travail est dénaturé par un moteur graphique d’un autre âge, provoquant son lot de clipping, tearing et autre aliasing (mention spéciale pour les vitres dont la transparence aura tendance à faire tout aliaser). À cela s'ajoute des temps de chargement longs et des textures qui mettent du temps à s’afficher. Heureusement, Dead Island à son charme pour lui qui réussit à nous faire oublier un peu ses carences.
