[TEST] Metal Gear Solid HD Collection

METAL GEAR SOLID HD COLLECTION

Jaquette du jeu Metal Gear Solid HD Collection

Paru | 02 Février 2012

Genre : infiltration
Éditeur : Konami
Développeur : Kojima Productions
Multijoueurs hors ligne : Information inconnue
Multijoueurs en ligne : Oui, de 1 à 4

Compatible PlayStation Move : Non
Compatible 3D : Non

Acheter le jeu Metal Gear Solid HD Collection Acheter le jeu Metal Gear Solid HD Collection au meilleur prix

7 membres possèdent ce jeuVoir la liste

15 membres souhaitent avoir ce jeuVoir la liste

Ajouter Metal Gear Solid HD Collection à ma collection Ajouter Metal Gear Solid HD Collection aux jeux que je souhaite avoir
Metal Gear Solid : The Legacy Collection Metal Gear Solid V : The Phantom Pain

Ajouter ce jeu à ma collection/liste de souhaits Voir la fiche du jeu Metal Gear Solid HD Collection Miniature du jeu Metal Gear Solid HD CollectionÀ l’occasion des 25 ans de la saga Metal Gear de Hideo Kojima, Konami nous gratifie d’une compilation regroupant Metal Gear Solid 2, Metal Gear Solid 3, tout deux sortis sur PlayStation 2, ainsi que Metal Gear Solid Peace Walker qui était lui sur PSP. Au menu, de la nostalgie avec des graphismes rehaussés à la sauce HD et une profusion de trophées.


« The Hudson River. Two years ago ...»

Pour ceux qui ne connaissent pas cette série, l’histoire tourne autour d'une arme nucléaire de destruction massive, le Metal Gear. Les jeux suivent les aventures d'un soldat d'élite, "Snake", qui doit s'infiltrer en terrain ennemi pour contrer une menace terroriste en usant de sa discrétion et de ses réflexes. La série affiche un message ouvertement pacifiste, antimilitariste et antinucléaire.

Dans Metal Gear Solid 2, en 2007 Solid Snake a quitté l’armée et fonde l'organisation Philantropy afin de lutter contre les Metal Gear à travers le monde. Sa mission : infiltrer un tanker pour prendre des photographies d'un nouveau Metal Gear baptisé « Ray ». S’en suit après la prise d’otage du « Big Shell » contrôlé par des terroristes surnommés « Sons of Liberty ».

Dans Metal Gear Solid 3, on replonge en 1962, au beau milieu de la guerre froide, la CIA déploie un agent en solo pour mener cette mission d'infiltration. C'est ainsi que Naked Snake (a.k.a Big Boss, le « père » de Solid Snake) effectue sa première mission en solo dans la grande base soviétique de Groznyj Grad pour récupérer un scientifique du nom Sokolov.


Metal Gear Solid 2 : Sons of Liberty


Enfin, Metal Gear Solid : Peace Walker nous plonge en 1974, au Costa Rica,  sur les pistes de Big Boss qui a depuis quitté l’armée. Lorsqu'une force militaire inconnue fait passer des ogives nucléaires non autorisées au Costa Rica, la nation sans armée doit se tourner vers l'armée mercenaire de Big Boss, afin de gérer la menace.

L’une des forces de cette saga réside dans son scénario, où chaque épisode se suffit à lui-même, et où la totalité de l’histoire permet d’entrevoir des réponses… et de se poser encore plus de questions. Entre les conspirations et les renversements de situation, la saga Metal Gear Solid a de quoi vous tenir en haleine un bon moment. Et même malgré le temps qui passe, le scénario de cette série reste toujours aussi efficace.

« Snake... Answer me ! Snnnaaaaaakkkeeeeeeee ! »

Une fois la manette en main, il faudra, hélas, quelque temps pour réapprendre le gameplay qui ne correspond plus à ce qui se fait de nos jours… Et c’est peut-être aussi ce qui explique que le genre infiltration soit un peu un genre mort. Le joueur actuel n’ayant peut-être plus envie de devoir attendre, étudier les rondes de ses ennemis. Mais n’allez pas croire pour autant qu’il s’agisse de mauvais jeux, bien au contraire. Ils sont emblématiques d’une époque et d’un genre en disparition, où chaque opus marquait une évolution au sein de la saga. Que ce soit avec l’apparition d’un mode de vue à la première personne, d’un système de corps à corps plus poussé, d’un autre concernant le camouflage et d’un autre pour l’aspect survie, la saga Metal Gear Solid a su se montrer comme un modèle de Game Design (particulièrement en ce qui concerne Metal Gear Solid 3) et être bien en avance sur le reste de la production vidéoludique.


Metal Gear Solid 3 : Snake Eater


Reste le cas Peace Walker qui, en s’écartant beaucoup de la recette de base, peut passer pour un épisode mineur. En effet, l’infiltration est toujours présente, mais une très forte composante de stratégie lui est associée, par l’intermédiaire du recrutement et de la gestion des recrues du MSF. Alors certes, ce portage d’un jeu PSP gagne beaucoup à avoir un second stick analogique, mais il reste malgré tout bien plus rigide que les épisodes PlayStation 2. A cela se rajoute le fait que Peace Walker est un jeu très orienté multijoueurs, à la manière d’un Monster Hunter, et qu’il vous faudra donc l’aide d’autres joueurs afin de vous faciliter la vie face à certains boss. Il n’en reste pas moins que cet épisode aurait mérité à lui seul le nom de Metal Gear Solid 5, même si son gameplay peut être un peu déroutant pour les habitués de la saga.

« La-li-lu-le-lo, the Patriots »

Techniquement, le rehaussement graphique des Metal Gear Solid est d’une qualité plus que correcte pour des jeux PlayStation 2 aussi vieux. On se surprend même à être encore émerveillé par certaines scènes extérieures ou certains éclairages. Et c’est aussi l’autre point fort de la saga Metal Gear Solid, à savoir son aspect cinématographique qu’insuffle Kojima et qui donne une autre dimension au jeu vidéo. Cependant, cette remasterisation se voit entacher par des défauts, tels que des saccades et autres ralentissements qui sautent aux yeux en 60 Hz. À cela vient s'ajouter de nombreuses fautes d’orthographe, notamment dans Metal Gear Solid 2 (ex : "homains") ou encore des discussions au codec qui mettent une éternité à se lancer. Des faiblesses qui, pour certaines, sont une preuve du temps qui passe et pour d'autres des erreurs absentes de la version originale.

Et encore une fois, le tout est plus marquant avec Metal Gear Solid : Peace Walker qui crée un véritable choc visuel, ce qui est logique puisqu’il provient d’un jeu PSP et non PlayStation 2.


Metal Gear Solid Peace Walker


On peut aussi reprocher au titre de proposer une approche en fonction de la chronologie des évènements et non pas celle des jeux. On ne saurait trop vous conseiller de faire les jeux dans leur ordre de sortie afin de ne pas rater certaines références ici et là.

De même, l’absence dans la collection du premier Metal Gear Solid est assez discutable étant donné que le jeu est déjà disponible sur le Store. L’intégrer à la collection aurait permis d’avoir quelque chose de plus complet, quitte à ce que ce soit uniquement un code de téléchargement.

«There's only room for one snake and one Big boss »

La durée de vie de cette collection est juste énorme, car en plus de contenir Metal Gear Solid 2 et Metal Gear Solid 3, vous avez aussi accès à 2 jeux MSX, Metal Gear et Metal Gear 2 qui étaient les précurseurs de Metal Gear Solid. À ça se rajoute la durée de vie gargantuesque de Peace Walker et de son multijoueur.


Les cinématiques style BD de Peace Walker


     
     
http://www.ultimateps3.fr/images/test/18.png Vous l’aurez compris, la saga Metal Gear Solid est une expérience marquante qui a, en partie, fait changer cette industrie que nous aimons tant. En cela, il constitue presque un indispensable pour le joueur moderne. Cette collection s’adresse autant aux personnes n’ayant pas eu la chance de découvrir ces jeux à l’époque, qu’aux fans désireux de pouvoir rejouer à ces jeux sur un écran HD, à ce monument du jeu vidéo qui a su plutôt bien se conserver malgré le poids des années et inscrire sa mythologie dans nos vies.


Points positifs

Cinq jeux cultes pour le prix d'un
Un beau lissage graphique
Un mode online pour Peace Walker

Points négatifs

Quelques défauts de portage
Absence du premier Metal Gear Solid

Lire les commentaires sur le forum Ajouter un commentaire